{"id":1789,"date":"2002-03-23T12:00:01","date_gmt":"2002-03-23T10:00:01","guid":{"rendered":"http:\/\/kinogammeproductions.com\/?p=1789"},"modified":"2016-02-20T11:19:15","modified_gmt":"2016-02-20T09:19:15","slug":"article","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/?p=1789","title":{"rendered":"From Paris to L.A. with \u00ab\u00a0Amelie\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<h1><strong>Propuls\u00e9s de Montmartre \u00e0 L.A. par \u00abAm\u00e9lie\u00bb<\/strong><\/h1>\n<h4><\/h4>\n<h4>Par <a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/7871-annick-peigne-giuly\">Annick PEIGNE-GIULY <\/a>\u2014 23 mars 2002 \u00e0 22:41 (mis \u00e0 jour \u00e0 22:41)<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Rencontre avec cinq techniciens du film de Jeunet nomin\u00e9s aux oscars.<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis le Fabuleux Destin d&rsquo;Am\u00e9lie Poulain, ils \u00e9taient dispers\u00e9s sur d&rsquo;autres tournages, mais ce week-end ils se retrouvent tous \u00e0 Hollywood. L&rsquo;image, le son, la d\u00e9co du film. Trois m\u00e9tiers et cinq techniciens du cin\u00e9ma fran\u00e7ais qui sont, pour la premi\u00e8re fois, nomin\u00e9s aux oscars. Un chef op\u00e9rateur, un ing\u00e9nieur du son, une ensembli\u00e8re, un mixeur, une chef d\u00e9co qui accompagnent le r\u00e9alisateur Jean-Pierre Jeunet et le sc\u00e9nariste Guillaume Laurent, eux aussi nomin\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00abDes partis pris forts\u00bb. La plupart suivent le travail de Jeunet depuis Delicatessen. Comme Vincent Arnardi le mixeur, Aline Bonetto la chef d\u00e9co et Marie-Laure Valla l&rsquo;ensembli\u00e8re. Parfois m\u00eame depuis ses courts-m\u00e9trages, tel Bruno Delbonnel, le chef-op\u00e9rateur qui a \u00e9crit avec lui Foutaises. Seul Jean Umansky, l&rsquo;ing\u00e9nieur du son, est nouveau venu. Ils ont quasiment tous la quarantaine, r\u00e9unis aussi autour de Claudie Ossard, la fid\u00e8le productrice de Jeunet, dont la soci\u00e9t\u00e9 de production se partage entre publicit\u00e9 et cin\u00e9ma. Une \u00e9bauche de famille, regroup\u00e9e les quelques mois que dure la fabrication d&rsquo;un film. \u00abOn a travaill\u00e9 plus de deux mois \u00e0 la pr\u00e9paration d&rsquo;Am\u00e9lie, raconte le chef-op Delbonnel. On parlait plus couleur que lumi\u00e8re. Mais aussi contraste, densit\u00e9, \u00e9motion. Il avait des partis pris forts, que l&rsquo;on voie tout. Mais sans pour autant arriver \u00e0 une image r\u00e9aliste.\u00bb Un travail qui lorgnait vers l&rsquo;imagerie de carte postale, le chromo. \u00abIl fallait aller vers l&rsquo;or, avec une dominante vert dor\u00e9. Que \u00e7a brille.\u00bb L&rsquo;envie de travailler la lumi\u00e8re, Bruno Delbonnel l&rsquo;a eue \u00e0 18 ans en voyant travailler Henri Alekan. C&rsquo;\u00e9tait son premier court-m\u00e9trage. Il avait fait philo, une petite \u00e9cole de cin\u00e9ma, et voil\u00e0. Delbonnel vient d&rsquo;achever le tournage du dernier film de Peter Bogdanovich, le r\u00e9alisateur de The Last Picture Show, et il se pr\u00e9pare au nouveau Sokourov, P\u00e8re et fils. Bon pour la carte de visite, mais aux antipodes cin\u00e9matographiques. \u00abA chaque fois, explique Delbonnel, j&rsquo;apporte ce que je suis. M\u00eame si je dois r\u00e9pondre \u00e0 une demande.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La chef d\u00e9coratrice et l&rsquo;ensembli\u00e8re, Aline Bonetto et Marie-Laure Valla, sont ce qu&rsquo;elles appellent des self women. Aline, apr\u00e8s de longues ann\u00e9es d&rsquo;errance en Afrique et en Inde (\u00abcela a imprim\u00e9 des images\u00bb), a travaill\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur un clip d&rsquo;Eric Moreno, Mon Beau Bateau, puis sur des publicit\u00e9s pour Claudie Ossard, Delicatessen en 1990. \u00abIl faut servir l&rsquo;histoire, savoir s&rsquo;effacer, dit-elle, faire des propositions de d\u00e9co qui laisse de la souplesse \u00e0 la mise en sc\u00e8ne. Mais le d\u00e9cor peut raconter ou m\u00eame devenir un personnage.\u00bb Avec ses deux assistants, Delphine Mabed et Mathieu Junot, et son ensembli\u00e8re, ils se sont racont\u00e9 le film : \u00abCe n&rsquo;\u00e9tait ni le Paris de Doisneau ni le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Alors, on a retravaill\u00e9 les ext\u00e9rieurs, vid\u00e9 les rues, repeint les fa\u00e7ades, effac\u00e9 les tags&#8230;\u00bb La chambre d&rsquo;Am\u00e9lie, elle l&rsquo;a voulue rouge \u00abparce qu&rsquo;elle bouillonne\u00bb et elle n&rsquo;a laiss\u00e9 \u00e0 personne le soin de fabriquer le petit mausol\u00e9e d&rsquo;Am\u00e9lie, la coquille avec les deux canards. \u00abNous avions trois mois pour courir les puces, les boutiques, \u00e0 collecter les objets\u00bb, raconte Marie-Laure Valla. A 29 ans, elle a commenc\u00e9 comme assistante metteure en sc\u00e8ne apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 sur la parade du bicentenaire de Jean-Paul Goude, en 1989. Elle opte vite pour ce m\u00e9tier de l&rsquo;ombre que prend en charge l&rsquo;ensembli\u00e8re : \u00abJ&rsquo;ai du mal sur les plateaux, je pr\u00e9f\u00e8re travailler dans mon coin.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Equation. Vincent Arnardi, lui aussi, est absent du plateau. Mixeur, il n&rsquo;arrive qu&rsquo;\u00e0 la toute fin du film. Il aime comparer son travail \u00e0 la cuisine. \u00abMixer, dit-il, c&rsquo;est doser les sons pour arriver \u00e0 un go\u00fbt parfait.\u00bb Venu, comme Jeunet, de Nancy, ce Corso-G\u00eanois a appris le m\u00e9tier sur le terrain. Dix ans d&rsquo;assistanat avec Jean Neny : \u00abApprendre les r\u00e8gles, les bases et la passion.\u00bb Lui aussi est pass\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 de Claudie Ossard. \u00abDelicatessen a \u00e9t\u00e9 le point de d\u00e9part pour tous.\u00bb Puis il a mix\u00e9 les films de Nikita Mikhalkov, de Bertolucci, et, aujourd&rsquo;hui, il travaille sur le premier film de Sophie Marceau, Parlez-moi d&rsquo;amour&#8230; Pour Am\u00e9lie, il lui a fallu r\u00e9soudre au mixage l&rsquo;\u00e9quation entre le Paris idyllique voulu par Jeunet et le son plus \u00abbrut\u00bb ramen\u00e9 par l&rsquo;ing\u00e9nieur du son : \u00abUn son direct au service d&rsquo;un film qui n&rsquo;est pas r\u00e9aliste.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Le son direct, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9cole de Jean Umansky. \u00abJe mets dans la fiction ce que j&rsquo;aime dans le documentaire\u00bb, avoue-t-il. Venu au cin\u00e9ma par hasard, il y rencontre les h\u00e9ritiers de Cin\u00e9 Lutte, ce groupe de cin\u00e9astes engag\u00e9s issus de Mai 68. Il a fait son premier long m\u00e9trage avec Maurice Pialat (A nos amours en 1982) et travaille avec Joris Ivens, Richard Coppans, Nicolas Philibert. Il fait d\u00e9couvrir le son direct \u00e0 Nikita Mikhalkov sur Urga : \u00abLe contexte sonore donne la vie au texte\u00bb, professe-t-il. C&rsquo;est par une pub qu&rsquo;il rencontre Jeunet qui l&#8217;embarque illico sur Am\u00e9lie. Umansky entre dans le jeu. Efface les bruits ext\u00e9rieurs pour gommer la ville contemporaine, mais tente de donner de la chair sonore aux imageries. \u00abIl faut se servir du corps de l&rsquo;acteur, dit-il. Quand Am\u00e9lie marche dans la salle de bains, j&rsquo;adore le bruit de ses pieds nus sur le carrelage. Le cin\u00e9ma est avant tout un formidable territoire d&rsquo;amusement pour moi.\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/7871-annick-peigne-giuly\">Annick PEIGNE-GIULY <\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Propuls\u00e9s de Montmartre \u00e0 L.A. par \u00abAm\u00e9lie\u00bb Par Annick PEIGNE-GIULY \u2014 23 mars 2002 \u00e0 22:41 (mis \u00e0 jour \u00e0 22:41) &nbsp; Rencontre avec cinq techniciens du film de Jeunet nomin\u00e9s aux oscars. &nbsp; Depuis le Fabuleux Destin d&rsquo;Am\u00e9lie Poulain, ils \u00e9taient dispers\u00e9s sur d&rsquo;autres tournages, mais ce week-end ils se retrouvent tous \u00e0 Hollywood. <a href=\"https:\/\/kinogammeproductions.com\/?p=1789\" rel=\"nofollow\"><span class=\"sr-only\">En savoir plus surFrom Paris to L.A. with \u00ab\u00a0Amelie\u00a0\u00bb<\/span>[&hellip;]<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1984,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"enabled":false},"version":2}},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-1789","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles-vincent-arnardi"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/kinogammeproductions.com\/wp-content\/uploads\/2002\/03\/LE-FABULEUX-DESTIN-DAMELIE-POULAIN_1.jpg?fit=300%2C300&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/s7fDdr-article","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1789"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1789\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1998,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1789\/revisions\/1998"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1984"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1789"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kinogammeproductions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}